PETIT PICOTIN LE COMPLICE DU MONDE ENFANTIN

Petits Tips

Fête des grands pères

Dimanche 3 octobre, nous fêtons les grands-pères 

Parfois inconnus ou partis trop tôt, parfois très présents, d’autres fois distants. Tantôt attendrissants, tantôt sévères, nos grands-pères nous façonnent, d’une manière ou d’une autre. Nous les appelons Pépé, Grand-Père, Daddy ou Bon-Papa. Aujourd’hui, ce sont nos propres pères qui deviennent grands-pères. Ce sont nos enfants qui se jettent à leur cou. Et nous regardons de loin cette complicité naitre.

"Les fils de nos fils nous enchantent, Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent."

Cet émerveillement d’un grand-père, c’est celui de Victor Hugo pour Jeanne et Georges, ses deux petits enfants auxquels il consacre un recueil de 27 poèmes : L’Art d’être grand-père[1] En voici quelques morceaux choisis, à savourer.

L'autre

 

Viens, mon George. Ah! les fils de nos fils nous enchantent,
Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent.
Ils sont dans nos logis lugubres le retour
Des roses, du printemps, de la vie et du jour!
Leur rire nous attire une larme aux paupières
Et de notre vieux seuil fait tressaillir les pierres;
De la tombe entr'ouverte et des ans lourds et froids
Leur regard radieux dissipe les effrois;
Ils ramènent notre âme aux premières années;
Ils font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées;
Nous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien;
[…]

GEORGES et JEANNE

 

Moi qu'un petit enfant rend tout à fait stupide,
J'en ai deux; George et Jeanne; et je prends l'un pour guide
Et l'autre pour lumière, et j'accours à leur voix,
Vu que George a deux ans et que Jeanne a dix mois.
Leurs essais d'exister sont divinement gauches;
On croit, dans leur parole où tremblent des ébauches,
Voir un reste de ciel qui se dissipe et fuit;
Et moi qui suis le soir, et moi qui suis la nuit,
Moi dont le destin pâle et froid se décolore,
J'ai l'attendrissement de dire: Ils sont l'aurore.

[…]


Les enfants chancelants sont nos meilleurs appuis.
Je les regarde, et puis je les écoute, et puis
Je suis bon, et mon coeur s'apaise en leur présence;
J'accepte les conseils sacrés de l'innocence,
Je fus toute ma vie ainsi; je n'ai jamais
Rien connu, dans les deuils comme sur les sommets,
De plus doux que l'oubli qui nous envahit l'âme
Devant les êtres purs d'où monte une humble flamme;
Je contemple, en nos temps souvent noirs et ternis,
Ce point du jour qui sort des berceaux et des nids.

Et parce que votre enfant n’a peut-être pas encore le champ lexical de Victor Hugo (ça ne saurait tarder !),
voici deux poèmes faciles à retenir, et qui feront rougir les plus discrets des grands-pères.

 

Papi,

Si je suis là C’est bien grâce à toi

Car tu m’as donné ma maman ou mon papa

Depuis que je suis tout(e) petit(e)

Avec moi tu es très gentil

Pour tout ce que tu m’as appris

Je te dis 1000 fois merci

Je t’aime tellement mon papi

 

 

Bon Papa,

Mon cœur me dit qu’aujourd’hui, c’est la fête

Mais quelle fête ?

La fête des mamans ? Non !

La fête des rois ? La fête d’un roi !

Mais lequel ?


Le roi de mon cœur !

C’est mon grand-père à moi !

Bonne fête Bon Papa.

 

[1] Hugo, V. 1877. L’art d’être grand-père. Gallimard

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